Santé et bâtiment : la note du groupe de travail RBR 2020-2050

Dans le cadre du Plan Bâtiment Durable, le groupe de travail Réflexion Bâtiment Responsable 2020-2050 a publié une note thématique sur le thème « Bâtiment Durable et Santé ». Un document qui propose une approche concrète et globale pour concevoir et rénover les bâtiments en mettant l’homme au centre des préoccupations.

Bien-être et bâti

La note de Suzanne Déoux, docteur en médecine, et Florence Péronnau, conseil en stratégie immobilière des entreprises, fait le lien entre le bâtiment et la santé des occupants. De fait, le constat initial est que l’être humain est très sensible à son environnement, qui va donc impacter sa santé. Or, le premier environnement de l’homme est le lieu où il travaille et vit. D’où l’importance de bien concevoir ces bâtiments afin de préserver le bien-être. L’architecture est ainsi vue comme une réponse thérapeutique qui touche aussi bien la santé physique, psychique, que sociale. L’idée développée par la note est de prendre en compte les besoins fondamentaux de l’homme, quel que soit le type de bâtiment (entreprise, apprentissage, soin, habitation).

Repenser le bâti : une réponse globale

La note préconise une solution globale, qui consiste à anticiper les besoins et à améliorer les solutions de construction. Trois familles de besoins fondamentaux sont identifiées : les besoins physiologiques, comme la qualité de l’air intérieur ou de l’eau, les besoins sensoriels et sensitifs et enfin les besoins psycho-sociaux, à savoir un environnement sûr ou la préservation de l’intimité par exemple.

Cinq points sont abordés pour permettre aux professionnels du secteur de la construction d’adapter leur pratique. La mise en œuvre des matériaux et équipements est la première, avec la préconisation d’un système de ventilation efficace notamment. L’impact environnemental quotidien sur la santé est le deuxième, qui pourrait être évalué grâce à des outils de mesure de la qualité de l’air, de l’eau ou de l’environnement sonore par exemple. La note aborde ensuite la question de la santé et du bâtiment en ville en recommandant la transformation des comportements. Cette évolution pourrait ainsi s’opérer par le biais d’une activité physique accrue, d’une nutrition plus soignée (dans la restauration collective en particulier) et par une attention portée aux modalités de transports. La santé sociale et sociétale sont les deux derniers axes d’amélioration, favorisées par une économie circulaire intégrant la santé, le « faire ensemble » intergénérationnel et l’éducation des occupants d’un bâtiment à son fonctionnement afin de les responsabiliser.

En somme, l’analyse menée par le RBR vise à une transformation globale du bâtiment. Les équipements de confort thermique, de renouvellement de l’air ou de traitement de l’eau, les matériaux et plus largement la conception architecturale sont à envisager en corrélation avec les activités pratiquées, l’environnement dans lequel s’inscrit le bâtiment et les besoins des occupants. Une mutation de la conception, au service de la santé.

Pour en savoir plus : www.planbatimentdurable.fr

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