Un protocole pour calculer le confort d’un bâtiment performant

Etabli sur la base d’audits in situ réalisés dans le cadre des retours d’expérience (REX) du programme Pacte, un protocole permet désormais de mesurer le confort des bâtiments performants. Protocole qui s’intéresse, entre autres, à la qualité et au renouvellement de l’air que l’on sait essentiels au confort des occupants.

En décembre dernier, l’Agence Qualité Construction (AQC), lors d’une journée baptisée
« Pacte l’Evénement », restituait l’ensemble des travaux menés par le programme Pacte. A cette occasion, un protocole d’appréciation du confort et des ambiances desdits bâtiments performants a été présenté, dans le cadre du Pôle d’observation dispositif REX bâtiments performants. Soutenu financièrement par l’Ademe et le programme Pacte, ce document de plus de 150 pages, fruit d’une collaboration avec le CD2E, Envirobat Occitanie, le Réseau breton Bâtiment Durable et Ville & Aménagement durable, détaille, capitalise et valorise les REX, avec pour objectif de les utiliser comme leviers d’amélioration de la qualité. Sachant que cette analyse repose sur des audits in situ de projets précurseurs, dont les performances vont au-delà du cadre réglementaire (énergétique et environnemental) habituel. Fin 2019, 1400 bâtiments avaient été visités depuis 2010 (200 en 2018)*.

L’importance de la QAI soulignée

Ce protocole a été conçu comme un outil permettant de préciser, sur la base d’indicateurs (constats des enquêteurs, ressentis et comportements des usagers, performances des systèmes, valeurs réglementaires et de référence), les perceptions et les observations relatives au confort et aux ambiances intérieures. Impossible, tant le document est riche, de revenir sur l’ensemble de la méthodologie et des enseignements à en tirer. Néanmoins deux points jugés essentiels à la sensation de confort peuvent être mis en avant : la qualité de l’air intérieur et son renouvellement. Concernant la qualité de l’air, les trois indicateurs pris en compte dans le protocole (dioxyde, monoxyde de carbone et radon) permettent l’identification de situations de confinement et/ou de dysfonctionnement d’équipements techniques tels les systèmes de ventilation ou de chauffage. Pour le renouvellement d’air et sur la base du protocole Promovent, deux indicateurs sont pris en compte : débit en sortie de bouche de soufflage et pression en sortie de bouche d’extraction. Outre ces indicateurs, la méthode définit le choix des matériels de mesure. Ainsi, pour le renouvellement d’air, il est préconisé d’installer un accessoire sur appareil multifonction enregistreur.

Une fois que l’appareil de mesure est installé, reste à mettre en place le protocole qui se déroule en trois temps : préparation, visite avec réalisation des mesures et bien sûr, analyse des résultats.

* 610 visaient le niveau BBC ou RT2012, 130 le niveau passif, 520 le niveau BBC rénovation, 65 mesures ont été réalisées à l’aide d’outils BIM et 15 dans le cadre de l’expérimentation E+C-.

Pour en savoir plus, téléchargez le document.

Stéphane Miget © AdC – L’Agence de Contenu