RE2020 : Les PAC Air/Air seront efficientes

Selon une étude d’Uniclima, les pompes à chaleur (PAC) air/air ou double service air/eau seront en phase avec la réglementation RE2020. Y compris avec la prise en compte, dans le moteur de calcul, des nouveaux critères pour l’électricité en énergie et en carbone.

Comment seront pris en compte, dans le moteur de calcul RE2020, les générateurs – énergie et carbone – recourant à une énergie renouvelable, notamment les pompes à chaleur (PAC) ? C’est la question à laquelle a essayé de répondre Uniclima, au printemps dernier dans son étude « Energie et carbone : les solutions de chaleur renouvelable face à la future RE2020 ». Celle-ci s’est intéressée à deux marchés clés, la maison individuelle et le logement collectif, selon la méthodologie suivante : calcul des performances des différentes solutions de chaleur renouvelable avec les paramètres du moteur de l’expérimentation E+C-, puis ajustement des résultats en prenant en compte les nouveaux critères pour l’électricité en énergie et en carbone de la future réglementation environnementale. Soit un coefficient d’énergie primaire (CEP) abaissé de 2.58 à 2.3 et des émissions carbone réduites de 180 à 79 g C02/kWh. A noter que le ratio de chaleur renouvelable (RCR) est ramené aux usages immobiliers et ne prend pas en compte l’énergie des usages mobiliers.

Les PAC bien positionnées

Dans cet ensemble, quel est le positionnement de la PAC ? La réponse écrite en toute lettre dans les résultats de l’étude : « Les solutions PAC resteront très efficientes après la RE 2020. » Valérie Laplagne, responsable technique chaleur renouvelable chez Uniclima, le résume ainsi : « Cette étude démontre que si la modification des facteurs énergie primaire et d’émissions carbone envisagée s’applique finalement à la future Réglementation environnementale 2020, les solutions PAC resteront très bien positionnées, en énergie ou en carbone, et d’autant mieux si on peut utiliser les données environnementales des PEP. » « Toutefois », ajoute-t-elle, « il convient d’adapter le seuil de consommation d’un rapport 2,3/2,58, si l’on veut garder les équilibres des solutions techniques et ne pas remplacer l’exigence de chaleur renouvelable par celle du carbone en exploitation. Et si l’on veut déployer toutes les solutions en logement collectif ».

Stéphane Miget © AdC – L’Agence de Contenu