Protocole nationale pour la santé des salariés en entreprise : focus sur la ventilation

Le ministère du Travail a publié un protocole national afin d’assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise, face à l’épidémie de Covid-19. Mis en application le 30 juin 2021, il est un guide nécessaire en cette rentrée alors même que l’épidémie reprend de la vigueur en France métropolitaine et outre-mer.

Le protocole national établi par le ministère du Travail s’applique depuis le 30 juin à toutes les entreprises. Il précise l’ensemble des mesures de protection à appliquer : port du masque dans les lieux clos et partagés, lavage fréquent des mains, distanciation physique d’au moins 1 mètre et à 2 mètres lorsque le masque ne peut être porté, nettoyage des objets partagés pouvant être contaminés, gestion des déchets, auto-surveillance de la température par les salariés en cas de sensation de fièvre… Chaque mesure est précisément détaillée dans la note ministérielle et l’on relève une attention particulière à la ventilation des locaux d’entreprise. L’aération est ainsi « une mesure essentielle de prévention des situations à risque d’aérosolisation du SARS-CoV-2. » Pour agir, deux méthodes : la ventilation naturelle avec les portes et fenêtres ouvertes « autant que possible » ou « une ventilation mécanique en état de marche ».

Le syndicat Uniclima a également publié cet été un « Guide combo QAI » très complet à destination des professionnels. Il présente des conseils afin de maintenir une bonne qualité de l’air dans les locaux tertiaires et entreprises, explique également le fonctionnement d’une centrale de traitement de l’air, d’un épurateur et d’une climatisation. Une démarche d’autant plus importante que selon une étude air.h citée par Uniclima, 34% des locaux tertiaires (restaurants, bureaux, musées…) ne sont pas équipés d’un dispositif de ventilation ou de traitement de l’air. Or, 80% des contaminations à la Covid-19 ont lieu à l’intérieur.

Qualité de l’air intérieur : des seuils à respecter

Le Haut Conseil de la Santé Publique indique qu’une concentration en CO2 « supérieure à un seuil de 800 ppm doit conduire dans tous les cas à ne pas occuper la salle et à agir en termes d’aération/ renouvellement d’air et/ou de réduction du nombre de personnes admises dans les locaux ». Une information présentée aussi bien par la note ministérielle que par Uniclima. Au regard de la reprise épidémique de la Covid-19 via le contagieux variant Delta, ces mesures constituent des guides nécessaires. Un « référent Covid-19 » doit d’ailleurs être désigné dans chaque entreprise afin d’informer les salariés.

La mesure du taux de CO2 s’impose comme une mesure clé chez nos voisins, également. Le gouvernement belge impose ainsi aux établissements recevant du public d’afficher un moniteur de CO2 dans un lieu visible du public.  La concentration maximale en CO2 est établie à 900 ppm. Au-delà, des mesures d’amélioration doivent être prises et des amendes peuvent être appliquées.

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