Enquête nationale dans les écoles : 4 points de vigilance

De 2013 à 2017, l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur a mené une enquête nationale dans les écoles françaises avec pour objectif de décrire la qualité de l’environnement intérieur de ces espaces de vie encore peu étudiés alors ou de façon très limitée. L’OQAI livre son bilan.

Un échantillon de 300 écoles a été tiré au sort dans le parc des écoles maternelles et élémentaires
situées en France métropolitaine. Dans chaque école, deux salles de classe ont fait l’objet de mesure
pendant une semaine scolaire, du lundi matin au vendredi soir. Les mesures portaient sur les polluants de l’air intérieur, gazeux et particulaires, mais également sur le bruit, l’éclairage, le confort thermique, les champs électromagnétiques, la contamination des poussières au sol et le plomb dans les peintures murales.

QAI à l’école : les points de vigilance 

Quatre points de vigilance ont été mis en avant s’agissant de la qualité de l’air intérieur. La pollution
particulaire aux particules fines est omniprésente, avec des concentrations intérieures supérieures à
la valeur guide proposée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans 96 % des écoles. Certains
composés, parmi lesquels des phtalates, utilisés comme plastifiants, des hydrocarbures aromatiques
polycycliques, issus de phénomènes de combustion, notamment du trafic routier extérieur, et le
lindane, un insecticide interdit, sont présents dans l’air de 100 % des écoles. La présence de plomb
dans des peintures dégradées est observée à des concentrations supérieures à la limite réglementaire
de 1 mg/cm2 dans 15 % des écoles. Enfin, 40 % des écoles ont au moins une salle de classe dans laquelle le renouvellement d’air n’est pas satisfaisant au regard de l’occupation, avec un indice de confinement égal à 4 ou 5 sur une échelle de 5.